Voyage : Le pape Francois effectue sa 6ème visite en Amérique latine.

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Le pape François vient d’atterrir, ce lundi 15 janvier 2018, à Santiago au Chili, la ou il doit prononcer cinq discours, dont un abordant les scandales de pédophilie qui touche L’Eglise catholique en général et précisément au Chili.

Des affaires fragiles au Chili.

Après 15h de vol, c’est un pape Francois en forme qui a atterri à Santiago du Chili. À 81 ans, le pape argentin va effectuer une visite de 6 jours en Amérique latine, qu’il entame au Chili. Le pape a visité les lieux saint de Santiago la première journée. Ensuite, il s’est rendu à la Cathédrale de Santiago, à la rencontre des prêtres et religieuses, en pleine polémique, due à des affaires de pédophilie. Un discours, d’ailleurs très attendu, qu’il a rendu sur ces cas qui ont plus que décrédibilisé l’Église catholique du pays.

Un message plutôt brouillé, qui a plus choqué les Chiliens que rassurer lors de son dernier jours de visite. En effet, il a donné une bonne accolade en plein public, à Mgr Juan Barros, accusé d’avoir gardé en silence un bon nombre d’agissements d’un ancien prêtre pédophile défloqué par le Vatican.
Il a même déclaré : “Le jour ou vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie, c’est clair ? ”, a des journalistes chiliens.

Ce qui a surpris le cardinal Sean Patrick O’Malley, chef d’une commission anti-pédophilie au sein du Vatican. Qui a dit qu’il est “compréhensible” que les paroles du pape François aient pu susciter “une grande douleur” chez les victimes. Il en a aussi profité pour réaffirmer sa position ferme sur la tolérance zéro sur les actes de pédophilie au sein de l’Église.

Une crainte sur le sujet nucléaire.

Durant son trajet, le souverain pontife, accompagné de près de soixante-dix journalistes, a abordait le sujet de guerre nucléaire peut-être imminente. Il leur a tous fait parvenir une photo de deux enfants qui venait de subir le tir de la bombe de Nagasaki, du photographe Francesco. Il a répondu à la question au sujet de ce geste, et le pape François s’est expliqué : “Une image comme celle-ci émeut plus que 1000 mots, j’ai voulu la partager avec vous.”. Évoquant juste après, son avis sur la potentialité d’une guerre nucléaire : “J’ai vraiment peur […] nous sommes à la limite, il suffit d’un incident. On ne peut pas précipiter la situation. Nous devons éliminer les armements nucléaires.”

Il aurait même taclé le Président américain, Donald J. Trump, sur le sujet tant polémique du mur a la frontière avec le Mexique : “Une personne qui pense seulement à construire des murs entre les gens et non des ponts n’est pas une personne chrétienne.”.

Une visite au Chili qui n’a donc pas été de tout repos pour le chef du Vatican.

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